Publié le 3 octobre 2026 par l'équipe WattOptimal · Temps de lecture : 6 min
Dans la plupart des maisons équipées de panneaux solaires, le chauffe-eau se met en route… la nuit, en heures creuses. Autrement dit au seul moment où vos panneaux ne produisent rien. Décaler sa chauffe vers le milieu de journée est le geste le plus rentable de l'autoconsommation : aucun achat de batterie, quelques dizaines d'euros de matériel, et souvent plus de 150 € d'économies par an.
Un ballon d'eau chaude est un stock d'énergie : une fois l'eau chauffée, elle reste chaude jusqu'au lendemain. Un cumulus de 200 litres représente environ 10 kWh de chaleur quand on le chauffe entièrement, soit l'équivalent d'une batterie domestique… déjà installée, déjà payée, et qui ne s'use pas en cycles de charge.
C'est aussi l'un des plus gros consommateurs de la maison : l'eau chaude sanitaire pèse en moyenne 15 à 20 % de la facture d'électricité d'un foyer chauffé autrement qu'à l'électricité. C'est donc le premier appareil à brancher sur votre production solaire — bien avant de penser à une batterie lithium.
La question n'est pas « heures creuses ou heures pleines », mais « acheter ou ne pas acheter ». Chaque kWh que votre cumulus prend sur vos panneaux est un kWh que vous n'achetez pas — et que vous auriez sinon revendu pour quelques centimes, ou donné gratuitement au réseau si vous n'avez pas de contrat de revente.
| Chauffe la nuit (heures creuses) | Chauffe à midi (surplus solaire) | |
|---|---|---|
| Coût du kWh pour vous | Prix d'achat heures creuses (≈ 0,20 €) | Ce que rapporterait la revente du surplus (≈ 0 à 0,05 €) |
| Pour 5 kWh / jour | ≈ 1 € par jour | 0 à 0,25 € par jour |
| Matériel nécessaire | Contact heures creuses existant | Un compteur Shelly + un contacteur |
| Limite | Aucune, mais on paie chaque kWh | Dépend de la météo → garder un appoint |
Sur une année, en comptant les jours d'hiver trop sombres, on récupère en général 200 à 270 jours où le soleil suffit à faire tout ou partie de la chauffe. C'est là que se cachent les économies.
Le bon réflexe : centrer la chauffe sur le midi solaire, le moment où vos panneaux produisent le plus. En France, à cause du décalage horaire légal, ce n'est pas midi à l'horloge :
| Période | Midi solaire (environ) | Créneau conseillé pour 2 h de chauffe |
|---|---|---|
| Heure d'été (fin mars → fin octobre) | 13 h 30 – 14 h | 12 h 30 → 14 h 30 |
| Heure d'hiver (fin octobre → fin mars) | 12 h 30 – 13 h | 11 h 30 → 13 h 30 |
Deux réglages fins changent tout :
On ne chauffe pas tout le ballon chaque jour : on remplace l'eau chaude consommée. Comptez environ 50 litres d'eau chaude par personne et par jour, soit à peu près 2,3 kWh par personne, plus les pertes du ballon (environ 1 kWh par jour). Avec une résistance classique de 2 400 W, un foyer de 3 personnes a besoin d'environ 8 kWh, soit un peu plus de 3 heures de chauffe. Le thermostat du cumulus coupe de lui-même quand l'eau est à température : prévoir un créneau un peu trop long ne coûte rien.
Ordres de grandeur, pas une promesse. Hypothèses : 50 L d'eau chaude à 40 °C au-dessus de l'eau froide par personne et par jour, 1 kWh/jour de pertes du ballon, puissance disponible à midi ≈ 75 % de la puissance crête moins 400 W de consommation de fond, 230 jours exploitables par an, kWh évité valorisé à 0,16 € (prix heures creuses ≈ 0,20 € moins revente ≈ 0,04 €).
Un cumulus est un appareil « tout ou rien » : sa résistance consomme toute sa puissance dès qu'elle est alimentée. Si elle tire 3 000 W alors que vos panneaux n'en fournissent que 2 000 à cet instant, les 1 000 W manquants sont achetés au réseau.
Ce n'est pas un drame — les deux tiers de la chauffe restent gratuits — mais ça explique pourquoi :
Une semaine de pluie en novembre ne doit pas signifier des douches froides. La bonne méthode :
Il faut deux éléments au tableau électrique :
Le schéma de principe complet, étape par étape, est sur notre page installation du cumulus, et la liste du matériel sur la page compatibilité Shelly.
Une fois le Shelly installé, l'application fait le travail de calcul à votre place, en Wi-Fi local, sans cloud ni abonnement :
Fixé au mur sur une tablette, le tableau de bord montre en permanence la production, l'état du cumulus et ce que vous prenez au réseau : voir la tablette murale.
Un compteur Shelly, un contacteur, et WattOptimal calcule chaque jour le meilleur créneau. Sans cloud, sans abonnement.
Voir le schéma d'installation du cumulus