Publié le 1 juillet 2026 par l'équipe WattOptimal · Mis à jour le 13 octobre 2026 · Temps de lecture : 7 min
Vos panneaux produisent surtout entre 11 h et 17 h, quand la maison consomme peu. Ce qui n'est pas consommé sur place, le surplus, part sur le réseau pour quelques centimes, puis vous rachetez le soir une électricité quatre à cinq fois plus chère. Ce guide explique combien cela représente, ce que la revente rapporte vraiment, et les quatre façons de mieux utiliser ce surplus.
À chaque instant, vos panneaux produisent une certaine puissance et la maison en consomme une autre. Quand la production dépasse la consommation, la différence sort de la maison par le compteur Linky : c'est le surplus, ou injection. Quand c'est l'inverse, vous importez depuis le réseau.
Le problème vient du décalage entre les deux courbes. La production culmine en milieu de journée, alors que la consommation d'un foyer se concentre le matin et le soir. Le midi, la maison ne fait souvent tourner que son talon de consommation (box, réfrigérateur, VMC, veilles) : quelques centaines de watts face à plusieurs kilowatts de production.
Sans adaptation des usages, une maison ne consomme en général que 25 à 40 % de sa production : c'est son taux d'autoconsommation. Le reste part sur le réseau. Ordres de grandeur en France, pour environ 1 150 kWh produits par kWc et par an :
| Installation | Production annuelle | Surplus injecté (60 à 75 %) |
|---|---|---|
| 3 kWc | ≈ 3 450 kWh | 2 100 à 2 600 kWh |
| 6 kWc | ≈ 6 900 kWh | 4 100 à 5 200 kWh |
| 9 kWc | ≈ 10 350 kWh | 6 200 à 7 800 kWh |
Votre propre chiffre se lit sur votre compteur Linky (index d'injection), dans l'application de votre onduleur, ou en direct avec un compteur connecté au tableau électrique.
Avec un contrat de vente du surplus (obligation d'achat), le kWh injecté est payé environ 0,04 € pour une installation résidentielle. Sans contrat, il est cédé gratuitement au réseau. Dans les deux cas, ce même kWh vous coûte ≈ 0,20 € quand vous le rachetez en heures pleines, et ≈ 0,16 € en heures creuses.
Lave-linge, lave-vaisselle et sèche-linge ont presque tous un départ différé. Les programmer pour tourner entre 11 h et 15 h ne coûte rien. C'est le premier geste, mais il reste limité : 1 à 3 kWh par jour, et il faut y penser.
Le chauffe-eau, la pompe de piscine, la recharge de la voiture ou un climatiseur absorbent plusieurs kWh par jour et peuvent tourner à n'importe quelle heure. Un module connecté (Shelly) les met en marche aux bonnes heures. Avec une prévision de production, on choisit chaque jour les meilleurs créneaux, et on sait dès la veille qu'une journée sera grise. C'est le levier le plus puissant pour un budget de quelques dizaines à quelques centaines d'euros.
Un routeur à gradateur envoie le surplus, au watt près, dans la résistance du chauffe-eau. Très efficace sur le cumulus, il ne s'occupe en général que de lui et réagit au surplus sans l'anticiper. Notre comparatif : routeur solaire ou application locale ?
Elle stocke le surplus pour le soir, sans rien changer à vos habitudes. C'est aussi la solution la plus chère par kWh récupéré : 5 000 à 9 000 € pour 10 kWh, et un kWh stocké qui revient à 0,15–0,22 €. Le détail et un simulateur : batterie solaire ou pilotage du surplus.
| Solution | Coût | Surplus absorbé | Limite |
|---|---|---|---|
| Décaler l'électroménager | 0 € | 1 à 3 kWh/jour | Il faut y penser chaque jour |
| Piloter les gros appareils | Quelques dizaines à quelques centaines d'€ | 5 à 20 kWh/jour selon les équipements | Appareils « tout ou rien » : une part peut venir du réseau quand le ciel se couvre |
| Routeur solaire | 300 à 800 € posé | Celui du cumulus, au watt près | Le plus souvent, un seul appareil |
| Batterie | 5 000 à 9 000 € | Jusqu'à sa capacité | Pertes, usure, retour sur investissement long |
Le Linky ne donne que des totaux. Un compteur connecté posé au tableau électrique (Shelly EM, Pro EM ou Refoss EM06P) mesure en direct ce que vous importez ou injectez : vous voyez à quelles heures part le surplus, combien, et quels appareils provoquent les pics d'import. C'est aussi lui qui permet ensuite de piloter vos équipements sur le surplus réel. Voir Shelly EM : mesurer et piloter son surplus.
WattOptimal relie ces briques : il lit la mesure de votre compteur Shelly ou Refoss, prévoit votre production heure par heure sur 7 jours d'après la météo (Open-Meteo) et l'orientation de vos panneaux, et vous indique les meilleurs créneaux. Le planning solaire cale vos équipements sur ces créneaux (proposé, automatique ou sur surplus) ; la programmation est enregistrée dans chaque module Shelly et s'applique même application fermée. Une alerte vous prévient quand du surplus part sur le réseau, et un boost minuté lance un appareil d'un geste. Le tout en Wi-Fi local, sans cloud ni abonnement, sur votre téléphone Android ou sur une tablette murale.
WattOptimal prévoit votre production heure par heure et cale vos équipements sur les heures de soleil, en Wi-Fi local et sans abonnement.
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